Les déchets occasionnels

Les déchets occasionnels sont les déchets de l'activité domestique des ménages qui, de par leur volume ou leur poids, ne peuvent être pris en compte par la collecte des ordures ménagères.
Concrètement, ce sont les déchets déposés en déchèterie.
En déchèterie, nous vous demandons de trier chaque déchet par catégorie : cela permet de l’envoyer dans la filière de traitement adéquate.

Cartons

La benne est équipée d’un compacteur permettant de compacter tous les cartons non souillés. Les cartons partent au centre de tri pour être mis en balle puis recyclés dans une usine papetière. La technique de recyclage et les bénéfices environnementaux sont semblables au recyclage du papier.

Huiles de vidange et huiles de friture

Ces huiles sont collectées par la société Triadis Services à Villeneuve-les-Béziers (34). Elles seront recyclées pour la plupart en huiles de moteur (pour les huiles de vidanges) ou utilisées comme combustible.

Métaux

Les objets métalliques seront démontés afin de récupérer uniquement l’acier, l’aluminium et le cuivre. Ces matériaux seront ensuite acheminés vers les filières appropriées pour être recyclés à l’image des emballages ménagers en acier et en aluminium.

Polystyrène

Une fois collecté et trié, le polystyrène est ensuite traité en usine de recyclage : il est broyé et compacté. Son volume peut être divisé par 50 ! La matière peut ensuite être réutilisée comme béton allégé, plaque d’isolation ou encore comme nouveaux produits en polystyrène.

Non valorisables

Une fois déposé dans la benne en déchèterie, les déchets non valorisables (« les encombrants ») sont collectés, puis partent en direction de l’Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND) , situé sur la commune de Soumont (près de Lodève) pour y être enfouis.

Végétaux

Ils sont transportés sur la plateforme de compostage d’Aspiran  où ils sont broyés, arrosés, puis mis en casier pour fermentation. Ils deviendront soit du compost, soit du bois de paillage, vendus par le Syndicat Centre Hérault.

Bois

Deux types de bois sont acceptés en déchèteries :
  • le bois de classe A, c’est-à-dire non traité (sans substance chimique) : cagettes, planches, caisses, cageots. Il est valorisé pour la fabrication de panneaux de particules ou comme combustible pour une chaufferie bois.
  • le bois de classe B, c’est-à-dire traité avec des substances chimiques : bois de démolition et dérivés, fenêtres, meubles, bois de panneaux de particules. Il est valorisé pour la fabrication de panneaux de particules.

Déblais et gravats

Ils sont transportés sur le site de recyclage des inertes à Aspiran où ils sont scalpés, concassés et criblés pour devenir des produits recyclés vendus par le Syndicat Centre Hérault.

Plâtre

Le gypse a un très bon taux de recyclage et est recyclable à l’infini.

En fonction des différentes granulométries récupérées en sortie du process, le gypse est valorisé dans différentes filières telles que :
  • l’industrie plâtrière : fabrication de plaques de plâtre, avec environ 30% du plâtre recyclé ;
  • l'industrie cimentière qui injecte du gypse dans le process de fabrication : mélangé au clinker, principal constituant du ciment, le gypse est un accélérateur de prise lors de la cuisson) ;
  • le domaine agricole : le gypse est un amendement de sol minéral reconnu et utilisé depuis l’Antiquité. Il permet d’améliorer la structure des sols argileux sodiques (à teneur élevée en sodium). Il peut aussi servir à neutraliser les excès de sodium résultant de l’application des sels de déglaçage.
Source : Recygypse

Déchets chimiques non professionnels

Il s’agit des produits de bricolage (peintures, enduits, colles, solvants, acides, etc.), d’entretien de véhicule (liquide de refroidissement), de jardinage (insecticides, biocides, phytosanitaires, etc), des comburants (les galets de désinfection des piscines …) Ils doivent être triés à part en déchèterie et ne doivent pas être pris en charge par la collecte de votre bac gris car ils peuvent constituer des déchets dangereux pour la santé et l’environnement, et être un réel facteur de pollution. Cela permet également de les valoriser. Selon leur typologie, la majorité de ces déchets font l’objet d’une valorisation énergétique, c’est-à-dire qu’ils sont utilisés pour produire du chauffage ou de l’électricité, ou un combustible de substitution (ex : dans les cimenteries). Dans tous les cas, ils sont éliminés dans des conditions respectueuses de l’environnement. Source : Eco DDS

Déchets électriques

Appelés DEEE (Déchet d’équipement électrique et électronique), ces déchets sont les équipements fonctionnant grâce à des courants électriques ou à des champs électromagnétiques. Ils sont parfois très différents les uns des autres et leur composition est complexe :  métaux ferreux, fraction minérale et verres, plastiques, métaux non-ferreux, déchet ultime (non valorisables) ... Ils sont classés en 7 catégories :
  1. Équipement d'échange thermique
  2. Écrans, moniteurs et équipements comprenant des écrans d'une surface supérieure à 100 cm²&nbsp
  3. Lampes
  4. Gros équipements
  5. Petits équipements
  6. Petits équipements informatiques et de télécommunications
  7. Panneaux photovoltaïques
Chacun de ces déchets subit un traitement afin de le dépolluer : cela évite la dissémination dans la nature des substances dangereuses contenues en petites quantités mais dont les impacts environnementaux peuvent être considérables. Par exemple, recycler un réfrigérateur et les gaz à effet de serre contenus dedans participe à la lutte contre le réchauffement climatique. La déconstruction et le traitement des DEEE permet le recyclage et la valorisation des métaux, verres et matières plastiques qui composent les équipements électriques. Ces matières recyclées seront réutilisées pour la fabrication d'autres produits. Autant de ressources naturelles qui seront préservées ! Les étapes de traitement de ces déchets :
  1. Démantèlement,
  2. Broyage,
  3. Séparation électromagnétique,
  4. Tri optique (pour les cartes électroniques),
  5. Séparation des métaux non-ferreux,
  6. Séparation des plastiques (par flottation ou tri optique).
Source : Ecologic

Ampoules

Les ampoules à filaments et halogènes ne contiennent pas de produits dangereux. Les ampoules fluocompactes, tubes fluorescents, ampoules et tubes à LED doivent être recyclés. Constitués principalement de verre, de plastique et de métal, elles sont aujourd’hui valorisés à près de 90% de leur poids. les ampoules sont broyées dans un dispositif étanche qui permet de récupérer et neutraliser le mercure (métal liquide toxique qui peut entraîner des problèmes de santé s’il s’accumule en trop grande quantité dans l’organisme) et de séparer le verre, le métal et le plastique pour les recycler ou les valoriser. Le métal sera réutilisé pour produire d’autres objets. Par exemple, des cadres de vélos, des pièces automobiles ou même des boules de pétanque ! Le verre, sous une forme broyée appelée calcin, sera utilisé pour faire, par exemple, de nouveaux tubes fluorescents, des abrasifs ou des isolants. Pour la sécurité des utilisateurs, le plastique contient des retardateurs de flammes, qui peuvent être polluants. Grâce aux incinérateurs de déchets dangereux, les polluants peuvent être éliminés et le plastique transformé en énergie. Source : Ecosystem

Piles et accumulateurs

Une fois collectés, les piles et accumulateurs portables doivent être triés par technologie afin de les orienter vers des filières de valorisation adaptées. En moyenne, 60% de la matière première issue des accumulateurs et 50% issue des piles sont récupérés. Il existe différents procédés de traitement. En effet, les piles et accumulateurs étant de compositions complexes, les opérations de valorisation doivent tenir compte de la présence de l’ensemble des éléments qui les constituent. Une fois valorisés, les métaux sont utilisés dans la production de nouveaux biens de consommation comme les piles et batteries neuves, les tuyaux de cuivre (acier) Les gouttières (zinc), les vélos (fer, aluminium, cuivre, nickel, …), les clés (fer, nickel), Les pièces automobiles (acier, aluminium) Recycler les piles et accumulateurs portables usagés participe ainsi à la préservation de l’environnement et permet d’économiser des ressources naturelles. Source : Screlec

Mobilier usagé

Le mobilier encore en bon état peut être déposé dans les espaces dédiés à la Ressourcerie (> lien vers Les acteurs locaux) au sein des déchèteries : cela permet à vos produits de prolonger leur existence et d’être utiles à d’autres personnes. Le mobilier usagé quant à lui part en centres de tri. Pour faciliter le recyclage, il faut séparer les matières qui composent ces produits : bois, mousse, plastique, ferraille. Ce tri peut être effectué à l’aide d’une pelle hydraulique équipée d’une pince de tri (une sorte de très grosse pince à épiler) ou par d’autres types de machines automatiques spécialisées. Pour certaines matières, un tri manuel est obligatoire. Que deviennent ces vieux meubles et matelas ?
  • Les meubles en bois: après les avoir broyés, on peut en faire des panneaux de particules qui vont servir à élaborer de nouveaux meubles
  • Les meubles en plastique : on les trie par famille de plastique, on les broie et on les transforme en petites billes que l’on utilise pour fabriquer des tuyaux par exemple
  • Les matelas : on les hygiénise, on les démantèle pour en récupérer les matières qui les composent. Avec les mousses issues de ces matelas, on peut faire des panneaux acoustiques et thermiques pour le secteur du bâtiment. On peut aussi en faire de nouveaux articles pour la literie et même fabriquer des tatamis de judo !
Certain mobilier ne peut pas transformer en nouveaux produits, comme les canapés, fauteuils et autres produits rembourrés. Ces produits sont composés de matières souvent collées qu’il est difficile de trier et de séparer. Ils vont donc être broyés pour servir à fabriquer du Combustible Solide de Récupération (CSR). On utilise ce CSR pour remplacer les énergies fossiles (pétrole, gaz…) dans les cimenteries ou pour alimenter des réseaux de chaleur urbains. Saviez-vous qu’avec 1 tonne de CSR, on pouvait remplacer 0,5 tonne de pétrole ? Source : Eco Mobilier

Textile et chaussures

Le textiles et les chaussures déposés en déchèterie ou dans les colonnes de tri spécifiques sont ensuite triés. Les pièces en bon état sont revendues sur les marchés de la fripe. Les articles non réutilisables sont transformés afin d’être valorisés en énergie ou en nouvelles matières.
Schéma de valorisation du textile (Crédits : Re Fashion)
Quelques exemples de solutions de recyclage et de valorisation :
  1. Les textiles majoritairement en coton peuvent être découpés en chiffons. Ils sont alors utilisés dans l’industrie pour nettoyer les machines, ou ils sont commercialisés par les magasins de bricolage, à destination des particuliers.
  2. Les textiles monomatières (100% coton, 100% polyester…) peuvent être défibrés et retourner en filature pour créer des fils qui serviront à la fabrication de nouveaux vêtements.
  3. Certains textiles tissés en mélange peuvent être effilochés et traités :
    • Sous forme de nappes en non-tissé : pour permettre de fabriquer des isolants phoniques ou thermiques, elles peuvent servir dans les murs ou sous les toits des maisons, dans les portes ou les capots des voitures. Une fois pressées, elles deviennent des feutres, ou sous forme de bourres : pour servir au rembourrage des coussins ou canapés.Sous forme de poudres : dans la préparation de floc pour donner l’aspect velours ou de neige artificielle pour les sapins.
  4. Les mousses synthétiques des chaussures de sport peuvent être broyées pour être incorporées dans les sols.
  5. Une partie des textiles et chaussures non-réutilisables est broyé pour rentrer dans la composition des Combustibles Solides de Récupération (CSR) comme alternative au gaz pour alimenter les cimenteries notamment.
(Source : Re Fashion )

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